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	<title>Souvenirs du Dr Max Comtois &#187; Compléments</title>
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	<description>La Tuque, 1922-1941</description>
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		<title>LE NOUVELLISTE</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Jul 2009 14:29:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compléments]]></category>

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		<description><![CDATA[
TROIS-RIVIÈRES, LUNDI 2 MARS 1925 
Le choc de samedi tue une femme à la Pérade
C&#8217;EST DANS NOTRE RÉGION QUE LA SECOUSSE FUT LA PLUS FORTE
Une mort se produit à La Pérade, et les pierres couronnant les colo-
nes qui supportent le portique de l&#8217;église sont renversées. &#8212; Un  mur
s&#8217;écroule dans l&#8217;église St-Marc de Shawinigan.
LE SOL S&#8217;ENTR&#8217;OUVRE [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="nouvelliste">
<p><strong>TROIS-RIVIÈRES, LUNDI 2 MARS 1925 </strong></p>
<h2 class="nouv">Le choc de samedi tue une femme à la Pérade</h2>
<h3>C&#8217;EST DANS NOTRE RÉGION QUE LA SECOUSSE FUT LA PLUS FORTE</h3>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Une mort se produit à La Pérade, et les pierres couronnant les colo-<br />
nes qui supportent le portique de l&#8217;église sont renversées. &#8212; Un  mur<br />
s&#8217;écroule dans l&#8217;église St-Marc de Shawinigan.<br />
LE SOL S&#8217;ENTR&#8217;OUVRE A YAMACHICHE<br />
Grand&#8217;Mère ressent trois secousses, et entend des grondements dans le sol<br />
toute la nuit de samedi à dimanche. &#8212; La terreur s&#8217;empare<br />
de la population un peu partout, et on croit à la fin du monde<br />
UNE FOULE DE FEMMES S&#8217;ÉVANOUISSENT</strong></em></p>
<p>Trois-Rivières et toute la vallée du Saint-Maurice ainsi que les villages de la rive-sud de notre ré-gion, ont été en proie à la panique intense quand un tremblement de terre qui a duré à peu près quarante cinq secondes et dépasse même au dire des vieux, par la violence, le tremblement de ter-re de 1870, s&#8217;est fait sentir dans notre district, sa-medi soir, entre neuf heures et quart et neuf heu-res et vingt. Un grand nombre de personnes se sont évanouies de crainte et, à Ste-Anne-de-la-Pé-rade, Mme Eugène Bureau, une femme bien en santé, est morte de crainte avant qu&#8217;on eût pu ob-tenir le secours du médecin. Dans Trois-Rivières, Shawinigan Falls, Grand&#8217;Mère, des milliers de personnes, terrifiées et quelques unes croyant mê-me que c&#8217;était la fin du monde, se précipitèrent en toute hâte dans la rue où au milieu des craquements sinistres, elles virent les plus solides bâtiments os-ciller sur leurs fondations, semblant devoir s&#8217;é-crouler d&#8217;un moment à l&#8217;autre. Partout régnait le plus grand énervement; c&#8217;était un sauve qui peut général. Sur la place du Marché aux Denrées, ici, en plein centre commercial, plus d&#8217;un millier de personnes s&#8217;y trouvèrent groupées en quelques instants. De tous les magasins et même des théâ-tres on y avait fui dans l&#8217;espoir de plus de sûreté. Les rues étaient noires de monde. Ceux qui demeu-rèrent dans leurs maisons furent la plupart muets de crainte, ayant l&#8217;impression très nette que la terre tremblait et s&#8217;attendait au pire. Au Séminaire St-Joseph, il y eut un instant de panique. Mais c&#8217;est à l&#8217;Arena que l&#8217;on vit le plus grand affolement, les lumières y firent défaut, la grande charpente métallique craqua sinistrement: les patineurs se pré-cipitèrent vers l&#8217;étroite sortie au milieu des cris des enfants affolés. Mais nulle part cependant, il n&#8217;y a eu d&#8217;accident grave.</p>
<p>Les dommages matériels sont assez élevés, par-ticulièrement à Shawinigan et Grand&#8217;Mère. Ici, même, le dommage le plus important, à l&#8217;heure actuelle, est la chute de la tête d&#8217;une cheminée de 243 pieds à la Wayagamack. À Shawinigan Falls, l&#8217;église de St-Marc est fermée à la suite de l&#8217;é-croulement d&#8217;une partie des transpets. Un pan d&#8217;une bâtisse à deux étages de M. J. A. Frigon s&#8217;est aussi écroulé. À la Northern Aluminium, une partie du mur et du toit, à la bâtisse des creu-sets, s&#8217;est écroulée et un ouvrier a été légèrement blessé par la chute d&#8217;une brique. Des centaines de maisons ont vu leurs vitres se briser et leurs murs, surtout les enduits, se lézarder. A Ste-Anne-de-la-Pérade, les pierres pyramidales couronnant les colonnes qui supportent le portique de l&#8217;église ont été renversées. Dans la plupart des églises et des couvents, à Shawinigan Falls et Grand&#8217;Mère, ainsi que dans les villages au nord de Grand&#8217;Mère, les statues ont été renversées et brisées.</p>
<p>D&#8217;après les observations les plus précises et les mieux contrôlées, le tremblement de terre a suivi une direction du nord au sud et dans d&#8217;autres cas il semblait venir de l&#8217;est. La secousse a varié en intensité selon les endroits. Elle semble avoir at-teint son maximum à St-Marc de Shawinigan, spé-cialement aux points les plus élevés. À Grand&#8217;Mè-re, on a constaté une seconde secousse, de qua-rante cinq secondes, à peu près, vers onze heures, puis une troisième, très faible, vers deux heures hier matin. Toute la nuit de samedi à dimanche, l&#8217;on a entendu de légers grondements dans le sol. Ces mêmes secousses ont été perçues aux Trois-Rivières, mais plus faiblement qu&#8217;à Grand&#8217;Mère.</p>
<p>Le seul endroit d&#8217;où l&#8217;on rapporte des fissures dans le sol, c&#8217;est Yamachiche. Ces fissures ont été constatées près de plusieurs maisons. À Grand&#8217;Mè-re, la glace s&#8217;est fendillée fortement sur les pati-noires.</p>
<p>A maints endroits, les cloches ont été mises en branle par le tremblement de terre.</p>
<p>Suite à la page 5 [omis]</p>
<p>_____</p>
<h2 class="nouv2">LA CAUSE DE LA SECOUSSE</h2>
<p>Presse canadienne</p>
<p>New-York, 2&#8211; Etant virtuel-lement tombé d&#8217;accord que le tremblement de terre de samedi soir dernier tire son origine d&#8217;un mouvement du roc primitif dans l&#8217;extrême nord-est des Etats-Unis ou dans l&#8217;est du Canada, les sa-vants s&#8217;efforcent aujourd&#8217;hui de dresser une charte plus précise du point épicentral du tremble-ment. Quelques savants prétendent que les secousses qui ont ébranlé une grande partie du con-tinent ont été causées par le glis-sement du roc dans la grande fis-sure appelée faille canadienne, dans le lit de l&#8217;Atlantique, au large de la côte du Maine. D&#8217;autres placent l&#8217;origine du tremblement à l&#8217;em-bouchure du Saguenay, dans la province de Québec. Cette région se trouve située dans la faille Logan, formation géologique de roc instable qui s&#8217;étend le long des Appalaches, du bassin du St-Laurent à l&#8217;Alabama. Des experts canadiens qui en tiennent pour le Saguenay insistent sur le fait que le tremblement a été très vio-lent dans Québec et Ontario. Dans la ville de Québec, les vitres fu-rent brisées et quelques petites maisons furent renversées. A Ot-tawa, les murs du Royal Victoria Museum ont des fissures et tous les arcs de voute sont endomma-gés. A Montréal et à Toronto, la secousse a été forte.</p>
<p>Les géologistes ont assuré les new-yorkais que leurs gratte-ciels étaient à l&#8217;épreuve des tremble-ments de terre bien que le der-nier tremblement, qu&#8217;on dit le troisième depuis la venue d&#8217;Henry Hudson, ait secoué les bâtisses si vigoureusement que des milliers de citoyens en furent alarmés. Les architectes déclarent que les constructions modernes sont ce qu&#8217;il y a de mieux contre les tremblements de terre et ils font remarquer que le garde de nuit en devoir sur la tour de l&#8217;édifice Woolworth, samedi soir, prétendit qu&#8217;on voulait se payer sa tête quand on lui a appris qu&#8217;il y avait eu un tremblement.</p>
<h3>DANS NOS EGLISES</h3>
<p>D&#8217;après des rumeurs très répandues dans notre ville, le tremblement de terre aurait causé d&#8217;assez importants domma-ges à l&#8217;Eglise Notre-Dame des Sept Allé-gresses et à l&#8217;école des filles à St-Philip-pe, où, disait-on, le mur se serait disjoint entre l&#8217;ancienne école et la nouvelle. Ces rumeurs ne reposaient que sur un maigre fond de vérité. A Notre-Dame, nous déclare de R. P. Ferdinand o.f.m., les dommages ont été à peu près nuls. Seulement un peu d&#8217;enduit est tombé du toit de même qu&#8217;une partie d&#8217;un petit chapiteau. Iln&#8217;y est pas de panique à l&#8217;église où beaucoup de gens étaient ve-nus se confesser.</p>
<p>A l&#8217;école des filles de St-Philippe, com-me d&#8217;ailleurs dans presque toutes les autres écoles de la commission scolaire, nous déclare M. Napoléon Lamy, il n&#8217;y a eu que très peu de dommages: de la chute d&#8217;enduit un peu partout.</p>
<p>On voit bien quelques fissures dans les murs de la vieille école, mais elles devaient y exister avant le tremblement, selon M. Nap. Lamy. Pour l&#8217;école des filles de St-Philippe, cette déclaration est confirmée par les autorités de l&#8217;école.</p>
<p>M. l&#8217;abbé J.A. Lemire, curé de Ste-Cécile, nous déclare que ni au presby-tère ni à l&#8217;église il n&#8217;y a le moindre dommage par le tremblement de terre.</p>
<h3>A L&#8217;AQUEDUC</h3>
<p>La vieille bâtisse de l&#8217;aqueduc, déjà fort lézardée, a vu ses fissures s&#8217;agran-dir sans que cependant elle soit en dan-ger de s&#8217;écrouler. Le batardeau que l&#8217;on a construit pour la pose de la nou-velle prise d&#8217;eau a très bien résisté et est demeuré parfaitement intact.</p>
<h3>AUX HOPITAUX</h3>
<p>Le choc a été peu ressenti aux deux hôpitaux de notre ville où une partie du personnel était debout au moment du tremblement. La plupart de ceux qui étaient couchés se réveil-lèrent quand tout fut fini ou crurent tout simplement qu&#8217;une violente bour-rasque secouait l&#8217;édifice.</p>
<h3>DE L&#8217;EMOI A MONTREAL</h3>
<p>Montréal a particulièrement ressenti le tremblement de terre qui d&#8217;après l&#8217;ob-servatoire d&#8217;Ottawa, a eu son centre à l&#8217;embouchure du Saguenay, se dirigeant vers l&#8217;ouest aussi loin que Sudbury vers le sud jusqu&#8217;à Richmond, Virginie, et qui a suivi une ligne allant de Chicago à New York. Le tremblement dura avec plus ou moins d&#8217;in-tensité de 9.21 à minuit.</p>
<p>La population de Montréal a ressen- [...]</p>
<div class="encadre-1925">
<h3>Les désastres du temps passé</h3>
<p>Beaucoup de gens croient que notre pays et surtout la province de Québec sont exemptés des dan-gers des tremblements de terre, mais l&#8217;histoire nous enseigne le contraire. L&#8217;Histoire du Canada de Kingford, un vieux volume que l&#8217;on trouve à l&#8217;Institut Fraser signale un violent tremblement de terre le 23 janvier 1766, dans la province de Québec. Le même vo-lume fait aussi allusion à des tremblements de terre qui se produisirent en 1638 et 1663.</p>
<p>Dans les &laquo;&nbsp;Lettres de la Mère Marie de l&#8217;Incarnation&nbsp;&raquo;, écrites entre 1630 et 1671, on trouve un récit détaillé du plus violent des tremblements de terre enregistrés à l&#8217;époque, celui du 5 fé-vrier 1663. La Mère Marie de L&#8217;Incarnation décrit au long l&#8217;af-folement des gens et des bêtes, la destruction de plusieurs mai-sons et bâtiments, etc. Dans les relations des Pères Jésuites&nbsp;&raquo;, un ancien volume conservé aussi à l&#8217;Institut Fraser, on trouve un compte rendu encore plus com-plet de cette terrible secousse sismique qui s&#8217;étendit d&#8217;Ottawa à Gaspé, couvrant une région de plus de 100 milles de largeur. Il y est dit que toute la Nouvelle France fut secouée violemment et qu&#8217;une destruction générale s&#8217;en suivit. Ce fut terrible dans les forêts, les arbres s&#8217;entrecho-quant comme des lutteurs géants et tombant pêle-mêle comme é-puisés après un combat homéri-que. Les montagnes s&#8217;ouvrirent dans le sol. La glace sur les riviè-res se rompit et l&#8217;eau prit une couleur blanchâtre, cependant qu&#8217;en plusieurs endroits des sour-ces volcaniques jaillirent, laissant couler une eau sulfureuse.</p>
<p>Des lacs disparurent, engloutis dans le sol et d&#8217;autres surgirent en plusieurs endroits. Des incen-dies volcaniques s&#8217;allumèrent en plusieurs endroits et l&#8217;endroit con-nu encore aujourd&#8217;hui sous le nom de &laquo;&nbsp;Les Éboulements&nbsp;&raquo; dans le bas du fleuve, demeure comme un im-mense et tragique monument com-mémoratif de ce drame.</p>
<p>Selon ce même volume, ces trou-bles sismiques durèrent pendant plus de six mois, les chocs va-riant d&#8217;intensité à chaque répé-tition. Il est cependant intéres-sant de noter que malgré ce ter-rible bouleversement de la terre on ne signale aucune perte de vie, ce dont les Jésuites d&#8217;alors rendi-rent grâce à la divine Providence.</p></div>
<p>[...] ti l&#8217;émotion éprouvée d&#8217;une manière beaucoup plus terrible que celle de la Martinique, de Messine, de San Fran-cisco et de Tokio. Montréal éprouva une légère secousse sismique il y a vingt ans. Mais le dernier grand tremblement de terre date de 1663, soit il y a 262 ans, alors que toute la partie nord du continent fut fortement éprouvée par des tremblements de terre.</p>
<p>À 9.21 on sentit par toute la cité un ébranlement. Les vibrations étaient beau-coups moins fortes sur le sol qu&#8217;aux é-tages supérieurs des maisons où des oscillations fortes et peu régulières é-tonnèrent immédiatement et provoquèrent la peur. Les oscillations se continuant, les électroliers commencèrent à danser et à se balancer: la vaisselle et les meubles légers furent secoués et les planchers ressemblaient aux ponts des navires.</p>
<h3>AUX THEATRES</h3>
<p>Il y eut aussi plusieurs commencements de panique dans les théâtres qui auraient pu être plus graves si les employés de ces théâtres n&#8217;avaient pas eu la présence d&#8217;esprit de rassurer les specta-teurs. Dans un théâtre on cria au feu et immédiatement ce fut une course vers toutes les issues: une femme perdit connaisance. Dans d&#8217;autres théâtres des femmes firent de l&#8217;hystérie et s&#8217;évanouirent, mais on rétablit prompte-ment l&#8217;ordre et nulle part il n&#8217;y eut interruption de la représentation. Les théâtres étaient remplis.</p>
<p>Au Forum où se jouait la partie de hockey du Montréal et du Hamilton, devant six mille personnes, le tremblement de terre fut surtout ressenti dans les gradins supérieurs. Il y eut une poussée générale pour sortir et quand fenêtre s&#8217;ouvrit en faisant un formidable tapage la situation devint plus mauvaise. Sur la glace, les joueurs ne ressentirent aucunement le choc et continuèrent à se disputer la rondelle.</p>
<p>Il y eut beaucoup d&#8217;émotion dans ue pharmacie de Westmount quand deux bouteilles de nitro-glycérine dégringolè-rent d&#8217;une tablette et tombèrent sur le plancher. Heureusement elles ne se bri-sèrent pas. Les clients se précipitèrent follement vers la porte, mais il n&#8217;y eut pas d&#8217;explosion. Le commis ramassa courageusement les deux bouteilles et les remis dans un endroit où elles ne pourraient pas tomber aussi facilement.</p>
<h3>DE FOLLES RUMEURS</h3>
<p>Des centaines de rumeurs coururent bientôt la rue. On disait que dans le nord de la ville, une femme s&#8217;était pré-cipitée du cinquième étage d&#8217;une maison. On apprit que c&#8217;était faux. On rap-porta aussi qu&#8217;un certain nombre de maisons dans le district lon-geant le fleuve s&#8217;étaient écroulées, mais en dépit de leur âge et de leur décrépitude elles avaient résisté au choc.</p>
<p>L&#8217;incendie qui a éclaté à St-Jacques est attribué à la rupture par le trem-blement de terre d&#8217;un tuyau de système de chauffage.</p>
<p>Dans maints cas, on crut qu&#8217;il s&#8217;agis-sait de formidables explosions. Il y a eu beaucoup d&#8217;incidents drolatiques. Un vit un mari et son épouse se chicaner s&#8217;accusant mutuellement de pousser le carrosse du bébé. Ce ne furent que quelques heures plus tard que des voisins leur apprirent le tremblement de terre et que cette querelle familiale s&#8217;apaisa.</p>
<p>Le service téléphonique n&#8217;a aucunement été affecté, mais les appels ont été si nombreux qu&#8217;il fut impossible de répondre toujours à tous.</p>
<p>Les secousses sismiques ont été accompagnées d&#8217;un grondement faible mais continu qui dura près d&#8217;une mi-nute.</p>
<p>On rapporte un étrange phénomène à Notre- Dame de Graces. Un chat sem-bla pris d&#8217;une crise juste avant le trem-blement. Il arqua le dos et bondit sur une bibliothèque où il miaula très ex-cité à la grande surprise de son maî-tre. Le tremblement se fit immédiate-ment sentir et l&#8217;on comprit.</p>
<h3>ACCIDENT A LA PRESSE</h3>
<p>Montréal, 2&#8211;Les étudiants de l&#8217;université de Montréal étaient à donner un concert au poste CKAC quand le trem-blement de terre commença. L&#8217;un d&#8217;eux allait chanter au microphone quand soudain le piano de 2000 livres fut secoué et l&#8217;édifice se mit à branler. Les lourds pilliers de fer remuaient d&#8217;une façon a-larmante et chacun était effrayé.</p>
<p>Sautant au microphone, M. Jacques Cartier, directeur du poste de radio de &laquo;&nbsp;La Presse&nbsp;&raquo; lança ce message: &laquo;&nbsp;Nous sommes en proie à un tremblement de terre. Si nous sommes tous vivants quand il sera terminé le concert continuera: pour le moment nous cessons tout.</p>
<p>En même temps il ordonna à Léonard Spencer de fermer le radio. Spencer le fit, mais il n&#8217;avait pas sitôt fait ce ges-te qu&#8217;en revenant dans le studio, il s&#8217;é-vanouit comme s&#8217;il avait reçu un choc électrique. On a cru que c&#8217;était dû à une décharge de statique et les jeunes étudiants en médecine prodiguèrent leurs soins à l&#8217;ingénieur. De l&#8217;eau et des sels ne purent ramener M. Spencer et M. Car-tier employant le radio appela un médecin.</p>
<p>Le Dr V.P. Landry, 77 rue Orléans, Maisonneuve se rendit à son appel. Quel-ques minutes plus tard, maints docteurs accouraient et Spencer reçut des soins temporaires avant qu&#8217;on ne le conduisit à l&#8217;Hôpital Notre-Dame.</p>
<p>Il y a deux ans, M. Spencer fut vic-time d&#8217;un accident analogue quand le feu endommagea partiellement le poste de radio de La Presse.</p>
<p>___</p>
<h3>EGLISE ENDOMMAGEE</h3>
<p>Presse canadienne</p>
<p>Québec, 2.&#8211;A Baie St-Paul, le trem-blement de terre a si fortement endom-magé l&#8217;église que l&#8217;on ne croit pas pou-voir y redire la messe avant qu&#8217;elle ait subi de coûteuses réparations.</p>
<p>Le magasin de la Commission des Li-queurs à la Rivière du Loup a été endom-magé. Deux vitrines ont été bri-sées et un bon nombre de bouteilles de liqueurs sont tombées à bas des tablet-tes.</p>
<h3>UNE SEULE MORT</h3>
<p>Québec, 2&#8211;En dehors de la mort de Mme Eugène Bureau, à Ste-Anne de la Pé-rade, à vingt-cinq milles de Trois-Rivières, il n&#8217;y a aucun rapport fondé d&#8217;au-tres victimes du tremblement de terre de samedi soir, dans la province. Il y eut un moment une rumeur que cinq personnes avaient perdu la vie à diffé-rents endroits de la rive sud, mais comme rien n&#8217;est venu confirmer cette rumeur on la croit absolument sans fonde-ment.</p>
</div>
<p><a href="/tremblement-de-terre/">« Retour à «1925»</a></p>
<h2 class="complement">N.D.L.R.</h2>
<div>
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<div style="float:right; width:380px">Ces textes occupaient 5 colonnes à la Une du journal. Les deux autres colonnes, dont les textes ne portaient pas sur le tremblement de terre, n&#8217;ont pas été reproduites. De plus, la mise en page en colonnes a été éliminée pour simplifier la lecture mais les coquilles ont été conservées.</div>
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